Rétromobile : Citroën, un siècle de chevrons

Extrait Article : Le Point

Destinée à motoriser la France rurale, la 2 CV s’impose rapidement comme la voiture des congés payés.

L’histoire de la marque aux chevrons – un type d’engrenage silencieux qui a fait la fortune d’André Citroën – débute au lendemain de la Première Guerre mondiale. En 1919, André Citroën reconvertit son usine parisienne du quai de Javel : de la fabrication d’obus il passe à celle d’automobiles. En appliquant les techniques de production observées dans l’usine Ford de Detroit, l’entrepreneur français rencontre rapidement le succès avec la 10 HP Type A, peu coûteuse car produite en grande série. Grâce à la médiatisation d’événements tels que les Croisières noire, jaune et blanche ou l’illumination de la tour Eiffel, André Citroën dote rapidement sa marque d’une notoriété internationale, mais la conjonction de la crise de 1929 et du très coûteux financement d’une nouvelle usine pour assembler la révolutionnaire Traction entraîne sa faillite en 1934.

Avec ses roues avant motrices, la Traction tient mieux la route que ses rivales de l’époque.

La DS révolutionne l’automobile avec sa suspension hydropneumatique.

La Méhari est la voiture de loisirs idéale avec sa carrosserie en plastique et son toit amovible.

Cinquante ans après la DS, la C6 incarne le haut de gamme selon Citroën.

Innovation. Reprise par Michelin en 1935, la marque Citroën persiste toutefois dans la voie de l’innovation, d’abord avec la 2 CV, lancée en 1948 et destinée à motoriser la France rurale, puis avec la très sophistiquée DS, présentée en 1955 et rapidement adoptée par la haute société. Racheté et rationalisé par Peugeot en 1975, le constructeur aux chevrons a conservé son originalité, comme en témoignent les CX, BX, XM lancées depuis, et plus récemment la C6.